Friday, March 25, 2011

Les dimanches, c'est magique!

It's days like these
That make us happy
Like a puppy getting lucky
With Lassie hassle-free
Hours passing by
With the beat one two
Said it's days like these kicking back.
Just doing what we do
Cat Empire


Vous le savez surement, depuis le début de l'année 2011, je travaillais du dimanche au jeudi. Un quart de travail qui n'existe pas mais que j'avais choisi, la tête pleine de projets qui était toujours indéfinies. (Ils le sont toujours) Ce week-end, c'est le premier week-end ou officiellement, je ne ferai pas ce fameux dimanche. C'est sans crainte que je suis certain que mon samedi soir sera grandement amélioré par cette joyeuse nouvelle. Par contre, je l'avoue, mon coeur a une petite tristesse par rapport à ne plus me lever à 7am à tous les premiers jours de la semaine. Je vous explique un peu pourquoi.

Le dimanche matin, trop de bonne heure, c'est un mini-mini apercu de l'apocalypse. Les rues sont vides, les autos, toutes stationnées, sont silencieuses et même mes voisins constructeurs sont en congé. Pour moi, qui se lève pour aller au travail comme si c'était une journée normale, c'est comme si tout mon quartier, toute ma ville, avait callé malade. Je peux marcher au milieu de la rue, (les trottoirs sont si rarement déblayés les week-ends sur le Plateau), les écouteurs dans le tapis. Parfois, il y a une petite neige qui tombe et qui vient chatouiller ma face à picoter mes lunettes de soleil. Je prends le métro, qui, bien qu'évidemment moins fréquent, possède le dimanche matin, une odeur quelque part entre le café et des oeufs McMuffins comme si tout le monde était collectivement magané de la soirée précédente.

Quand j'arrive à Place d'Armes et que je traverse le Palais des Congrès par l'extérieur, c'est là que ma vraie magie frappe. Viger, vide, des rayons de soleil venants, semblent-ils, du pont Champlain et qui frappent dans un arc-en-ciel de lumière la tour Bell et la tour de la Banque Nationale. Je me souviens de la première fois que j'ai vu ce spectacle. C'était un matin estival super tôt alors que j'étais encore étudiant et je me souviens de m'être dit, wow, je vis à Montréal maintenant. Il faut comprendre que pour le petit gars semi-rural que j'ai déjà été, vivre à Montréal, c'est un big deal! Il n'y a pas des tonnes des gens qui font l'exode rurale en partant de Sherbrooke. Donc, à 22, 23 ans, je me trouvais pas mal cool d'être un "Montréalais"...

Eh bien le dimanche, quand il est tôt, qu'il fait froid, mais que le soleil frappe quelque part dans le quartier des affaires, je ne me trouve pas si cool d'être Montréalais, mais je trippe à ressentir, à revivre ce vieux feeling de bonheur et de fierté qu'on (ou du moins que je) ne vit plus aussi souvent.

Pis là j'arrive au travail et je fais chier tout le monde avec ma maudite bonne humeur!!! Et Pascal Millette me demande si il peut avoir un départ hâtif. Yet, life is amazing parce que les dimanches, c'est magique!

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