Tuesday, March 29, 2011

La diatribe d'un gars tanné

In my dreams I'm dying all the time
When I wake its kaleidoscopic mind
I never meant to hurt you
I never meant to lie
So this is goodbye
This is goodbye
Hey, Hey, Hey, Woman, it's alright.
Mobe - Porcelain



Une diatribe, eh oui, ce sera le mot du jour. C'est la traduction la plus fidèle que j'ai su trouver du mot rant.

Comme d'habitude, elle ne s'adresse à personne et ne vise rien de particulier. La voici:

Vous êtes mes héros. Vous, qui savez ce que vous voulez, depuis toujours. Comme si vous l'aviez lu dans un livre et que vous vous en souveniez. Comme si, en quelque part entre le moment où vous avez appris à parler et le début du primaire, vous aviez décidé et vous n'aviez jamais changé d'idée.

Vous, particulièrement vous mesdames, vous vous êtes levée un matin et vous avez tout vu. Vous vouliez un homme. Un gentil homme, un homme bon. Vous accepteriez même un homme décent. Quelqu'un d'honnête, quelqu'un à qui vous pourriez faire confiance. Un homme que vous pouvez aimer sans avoir trop peur qu'il triche sa loyauté. Vous voulez emmémnager avec lui, dans un petit appartement, mais si cozy. Ensuite, plus tard, déménager, dans une belle maison en banlieu, dans les 'burbs cool comme Terrebonne ou Boucherville. Puis, vous allez commencer par vous arrangez pour qu'il vous fiance puis vous marie. Le mariage est tout dessiné dans votre tête depuis bien longtemps. Vous allez avoir un bon boulot, stable mais qui vous permet d'être dans un équilibre parfait travail-famille. Et finalement, vous allez faire des beaux petits mignons qui auront à l'école privée. Vous aurez, mesdames, le rêve des Genners (Les Générations X & Y) n'est-ce pas? C'est merveilleux, ce rêve. J'en suis jaloux, vraiment. Bon, personne là-dedans se demande si votre rêve est encore le même ou même si vous êtes heureuse dans cette sphère que vous vous contruisez mais le bonheur semble si près, vous devez vous sentir accomplie, non? J'en viendrais à la même conclusion, je vous le jure.

Moi, le matin, quand je me réveille, j'ai aucune idée de ce que je veux. Parfois, c'est un peu une malédiction. Il peut être difficile d'aller travailler lorsqu'on ne voit pas le but de nos actions. Je travaille pour quoi? pour qui? C'est quoi mon objectif? Gravir les échelons de la métaphorique échelle corporative? Économiser un million avant d'avoir 40 ans? Prendre ma retraite à 50? Piler des REER? M'acheter une grosse maison, un gros condo? Avoir de l'argent pour voyager? pour m'acheter des bidules? pour impressionner les filles? J'en ai aucune idée alors pourquoi je me lèverais ces matins-là?

Il y a d'autres matins où c'est plutôt cool de se lever sans savoir où la vue me mènera. Aucun stress, aucune pression, simplement me laisser flotter par la vibe du moment, de ce jour-là. Faire des gaffes, découvrir de nouvelles idées, discuter avec des inconnus, prendre une bière dans un pub pas rapport, j'ai ai toujours aucune idée et c'est pourquoi il est génial de me lever ces matins-là.

Mon point? J'en ai pas. Je vis la vie aussi bien que je sais le faire. J'essaie d'être honnête, d'aider mon prochain et d'embellir la vie des gens que je respecte et admire. Mais je ne suis pas parfait, loin de là. Je fais plus de gaffes qu'à mon tour et j'ai une belle habileté à réellement blesser des gens qui eux, pourtant, veulent mon bonheur. mes forces, comme mes faiblesses, je crois, viennent de mon incertitude par rapport aux paragraphes ci-haut. Je pense vouloir être dans le premier groupe. J'aimerais savoir où je m'en vais et j'agis ainsi parfois. Mais je suis encore incapable d'y être totalement. Pour ma santé mentale, je reviens malheureusement souvent à mon point A et dans le branle-bas de combat occasioné par mes retours à la case de départ, je blesse de bonnes personnes.

Du plus sincère profond de mon coeur, j'en suis désolé. En espérant que vous compreniez mon incompréhension: je ne sais pas ce que je veux dans la vie encore...

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