Lʼallure dʼun colosse à la vue dʼun ouragan... (Bernard Adamus - Acapulco)
Je sais, je sais, je sais.
J'ai délaissé la discipline, la rigueur et l'habitude d'écrire ici. Si ce blog était une fille, ça ferait longtemps que j'aurais entendu le désormais fameux discours sur le phénomène qui se passe quand un gars commence à avoir l'impression que la fill est acquise. Il ne sent plus le besoin de travailler, il ne sent plus le besoin de se forcer et il commence tranquillement à se gratter la poche et à roter en présence de sa chicks, qui est de moins en moins chicks...
Ce phénomène, certains diront, cette évolution, est certainement un moment triste dans la vie d'un couple. Le moment ou il ne vaut plus la peine de fermer la porte quand on va à la toilette, le premier pet au lit, la premiere fois ou un des deux partenaires va se coucher et que l'autre préfere écouter la fin des nouvelles, plutôt que d'aller s'escamoter dans la chaleur de l'autre, bercer jusqu'au sommeil par le parfum de l'être aimé.
Je m'en ou avec ça, là? Ah oui! Je délaisse ce blog!
Rappelons-nous que ce blog était une thérapie, un moment de réflexion obligé pour passer à travers une étape difficile de ma vie.
Si je le délaisse, serait-ce que je vais mieux? Il serait logique de le penser. Le temps fait les choses que le temps fait habituellement. J'oublies de plus en plus de penser à ce que mon ancienne vie était et ce, même si une simple mention du Vieux-Longueuil me ramène dans une ère ou j'y étais, supposément, heureux. Je conserve encore, consciemment ou non, une pensée quotidienne et souvent multi-quotidienne pour celle que j'ai laissé l'autre côté du pont. Je m'en ennuie, évidemment, et c'est sans gêne que je le dis. Je m'ennuie surtout de la savoir heureuse et j'espère que, malgré mes écarts de compassion, elle réussit à sourire à la vie avec tout l'enthousiasme qu'elle est capable d'offrir.
Mais toute logique semble diriger vers une guérison de cet âme que je ne comprends pas et que parfois je me demande si je possède vraiment. Je ne vois plus ma psychologue, plus par logistique que par décision, mais bon, elle doit juger que je ne vais pas trop mal si elle ne s'arrache pas les cheveux pour me recéduler une rencontre rapido-presto. Je délaisse mon blog thérapeutique empli, je vous le rappelle d'histoire assez pathétique mais surtout remplie d'histoires que je n'y ai pas conté. En effet, c'est en me relisant que je réalise qu'il y manque une sale histoire, peut-être deux sur le jour de l'an. Il manque une ou deux histoires que j'aurais intitulé les chroniques d'une patineuse, la grande conversation mature sur MSN n'est mentionnée nul part, ni ce fameux week-end qui n'en était pas un.
Disons que j'ai du matériel...
...et cette décision de partir loin, loin loin... longtemps, longtemps, longtemps, elle est ou Pierre-Alain?
Elle viendra, c'est promis. Dans ma tête, c'est tellement certain que je partirai, que je n'ai aucune timidité à attendre avant d'en parler... mais je m'avoue effrayer à l'idée de me dégonfler... une option qui, pour l'instant, n'est pas envisageable pour moi. Je partirai avant juillet, et reviendrai à Noël! Pis c'est ça qui est ça.
En attendant, est-ce que je vais bien? You tell me. :0)
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