Quand tu souris, le monde entier respire (R. Desjardins)
Je suis plus d'un mois en retard pour écrire ceci, mais c'est comme ça. Vous la voulez, l'histoire de mon dernier jour de 2010 ou non? Ben si vous voulez la lire, il va falloir que vous vous en foutiez que je la conte à ce point en retard. Maintenant que c'est mit au clair.
La principale faiblesse d'une histoire contée avec un délais est la suivante: Le conteur, parfois, souvent même, oublie des bouts. Surtout lorsque la dite histoire, curieusement, inclut des rires, des actions et des gestes posés sous l'effet de l'alcool.
Heureusement, maman, ceci n'est vraiment pas une telle histoire.
Le 31 décembre 2010 débuta le 31 décembre 2010. Samounette, sa merveilleuse blonde Andrée-Anne, aka The Soldier, et l'éternellement plantureuse Ringuette arrivent chez-moi, de bonne humeur et prêt à défoncer une année qui, pour plusieurs d'entre-nous, nous a apporté son lot de choses à défoncer.
Mais tout d'abord: Vous connaissez déjà Sam, mon ami de longue date, du Nord de Sherbrooke.
Vous ne connaissez pas sa blonde, la plus gentille André-Anne que je connaisse ce qui en dit long car je connais au moins 3 André-Anne qui sont magnifiquement génail aussi. Depuis l'époque du 4276 (notre vieil appart sur Hotel-de-Ville) André-Anne, que j'ai toujours aimé, est tranquillement devenue ma meilleure amie. Le pile de la face de Sam. Voir Sam aujourd'hui n'est plus pareil. J'aime voir Sam. J'aime encore mieux voir Sam et Dallaire parce qu'ils sont, dans leur jalousie, dans leur quétainerie et dans tout leur amour pour la Rive-Nord qui me dégoute, absolument parfait.
Finalement, vous ne connaissez pas l'Éternellement Plantureuse Ringuette. Et pourtant j'en ai déjà parlé et avec un nom de même, vous devriez vous en souvenir, non?. Entre l'Éternellement Plantureuse Ringuette et moi, je crains qu'il y ait toujours eu une ambiguïté quelconque. Si elle lisait ceci, c'est possible qu'elle s'insurgerait et clâmerait que je prends mes rêves pour de la réalité. C'est possible. à Quoi bon me défendre. Reste qu'un feeling est un feeling et j'ai toujours l'impression que, entre l'ÉPR et moi il y a un espèce de : si on trouve pas mieux dans 15 ans, on devrait peut-être considérer que peut-être qu'on pourrait essayer de possiblement voir si ça pourrait marcher ensemble. Personne est en amour avec personne et nous suspectons tous que le fait qu'on s'entend bien est probablement créé par notre union contre les quétaineries (quétainerismes?) de Sam et AA.
Enfin, maintenant que vous connaissez les personnages, voici le décor.
Dans la cuisine/salle à manger/bureau/salon/hall d'entrée du Castle (le nom officiel de mon appart).
Les pièces à conviction: Trop de vin rouge, trop de rosé, trop de bière, du rum&coke, du gin tonic, de la bonne musique, une caméra, et Dallaire qui mime Bohemian Rhapsody...Possiblement mon meilleur moment de 2010!
Après avoir commencé l'inauguration de la dernière soirée de 2010 en grande, nous nous sommes dirigés, pas assez habillé pour un premier janvier, vers l'appart de Pierre-Marc, l'ami de notre ancienne coloc Cyn qu'on retrouvait là, habillé dans des tenues magiques. La thématique: Les années rétros. Nos kits de Miami Vice et des New Kids on the Block fittant merveilleusement avec les salopettes délavées, les gilets Humeur Design et les cheveux gauffrés des autre invités. Mais qui donc avait aussi les cheveux gauffrés? Oui, oui mon ex-ex Stéphanie... Si vous ne connaissez pas Stéphanie, vous ne me connaissez pas très bien, ou du moins pas depuis bien longtemps. Mais bon, Steph est la blonde que j'avais à la fameuse époque de la Cage, l'autre nom du petit appart que nous partagions à trois sur Hotel-de-Ville.
Au même moment, je reçois un courriel sur mon cell. (Oui, j'ai tendance à regarder mon cell plutôt que de parler aux gens avec qui les malaises existent toujours.)
Le courriel vient de Cath, mon ex avec qui le malaise est beaucoup, beaucoup plus important. (No offense Steph, tu ne remportes plus la palme du World's Greatest Awkward Moment) Le courriel est dur, froid, un peu blessant... c'est ma faute, évidemment.
Je sors, mon verre de rum &coke trop fort à la main. Sam me rejoint après quelques messages textes de recherches. Il me tient compagnie. Ne dit pas grand chose. On rit des gens impossibles dans la rue. Mon meilleur moment de l'année est encore une fois vaincu... Il pleut. Le réchauffement climatique, baliverne, n'est-ce pas?
Il est presque minuit, on rentre, le compte-à-rebours commence, je m'éloigne de Steph, désirant absolument ne pas défoncer l'année près d'une ancienne flamme. Je me retrouve près de l'ÉPR. Il est minuit, on s'embrasse. On boit du champagne. Je ressors, j'appelle mes parents, j'envoie des messages texts, je parle à ma soeur, je laisse un message à mon frère. La vie est magnifique. Je vomis...
Je me réveille et ne me souviens plus de rien depuis il est presque minuit...
Et malgré tout, la partie de la nuit dont je me souviens, je l'ai adorée. Merci aux amitiés qui durent, à celles qui n'ont pas rapport. À Cyn que je vois une fois par année mais que j'adore.
... et c'est 2011... dites-moi comment je fais pour qu'elle ne soit pas comme 2010?
Après réflexion, le "il y a toujours eu une ambiguité avec l'éternellement plantureuse Ringuette" est extrêmement exagéré... Je ne suis pas certain de savoir comment corriger le tir... mettons que c'est surtout le mot "toujours" qui fit pas.
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