You couldn't lie to me in Paris
you didn't want to embrass
Yourself in front of the fathers of the fellas
Who'd raise their eyebrow umbrellas.
Never one for a fuss
Unless it is just the two of us,
We started getting into trouble, you see,
When we started loving in degrees
...
Sur ce, très chère, adieu. Voilà trop causer,
Le temps que l'on perd à lire une missive
N'aura jamais valu la peine qu'on l'écrive.
(Oh, tes paupières parapluies)
Leif Vollebekk
Bon, alors le 25 décembre, après un dîner sans histoire chez mes grands-parents à Longueuil je suis retourné chez-moi et une étude sociologique/cinématographie a germé dans mon cerveau.
Vous avez déjà vu une émission de télévision, un film ou un épisode de Grey's Anatomy ou le personnage principale ou un de ces complices se dirige à un bar quelconque, démontrant son angoisse, sa dépression ou sa misère la plus complète. Il s'assoit au bar, demande un verre d'alcool fort, en prend une grande gorgée, grimace pour qu'on comprenne qu'il ne fait pas ça souvent et commande un autre verre, parce que sa vie est misérable à ce point LÀ. Habituellement, à cet instant, une fille absolument incroyable s'asseoit à côté de lui (parfois c'est la barmaid) et lui dit:
-"Wow, toi tu as vraiment une tête à faire peur, tu crois que boire toute l'alcool dans cette place va t'aider à t'oublier?"
-Héroïquement et indépendamment, notre protagoniste réponds immédiatement: "Peut-être pas, mais ça me fera peut-être oublié que ce soir j'étais tellement saoul que j'ai refusé de parler à la plus belle fille de la place."
Et romance passionnelle et compliquée s'ensuit.
C'était l'hypothèse (je vous rappelle la méthode scientifique de mon processus).
Donc, le 25 décembre, jour de Noël, pendant que Grand-Papa Bi se repose après avoir fait le tour de la Terre avec son sac à cadeau, je sors de chez-moi, mets ma chemise à carreau (full Plateau), mes runnings (full pas-Plateau) (pas dans cet ordre là non plus, mais bon, vous pigez...) et quitte mon appart pour les rues froides de la métropole.
Une petite neige tombe à ce moment là. Ayant emporté mon i-pod je me ploggue sur Leif Vollebekk et le temps arrête. J'ai marché pendant trois heures, du métro Sherbrooke au métro Rosemont, je vois tout, je n'entends plus que la musique, sur la route du retour, j'arrête pour faire une pisse illégale et continue mon parcours, complètement zen, de plus en plus gelé, la St-Denis absolument vide, Laurier encore pire, imaginez Henri-Julien... Tout à coup, je me souviens de l'étude sociologique importante. Je vais au Plan B, fermé. En face, le Billy Kun est tout aussi clos. Le Dieu du Ciel n'a, sous son ciel qu'une soirée privée, et pas privé pour moi, on ne me laisse donc pas entrer. Je finis par passer devant le Quai des Brumes et je me souviens de la dernière fois que j'ai passé le seuil de cette porte (Clem) et la fois d'avant (le fameux film d'Olivier, dont je devrai vous parler un jour). Des bons moments. J'entre, vise le bar. Merde, le plan est déjà fracassé, le bar est plein d'une gang d'amis de la bar-maid. Pire, elle n'est pas cute du tout. Je m'approche quand même après avoir déposé mon manteau. J'hésite avant de commander mon scotch ou mon whiskey trop fort. Je prends une peinte. 4$ vu que c'est Noël!!! Wow, si c'était Noël, je serais saoul à tous les jours.
Je retourne à ma place et attend la fille parfaite qui viendra me rejoindre. Une deuxième peinte vient, une blanche. Pas de blonde canon assise seule à l'horizon, une troisième peinte vient, descend, puis disparait... Toujours personne. Mon seul ami étant le pathétisme qui m'accompagne.
Je rembobine mon manteau et mes trucs et je retourne chez-moi, sourire en coin. L'hypothèse est busté, le mythe aussi. La leçon du jour: Fuck Grey's Anatomy!
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