Thursday, April 7, 2011

Step 11: Get the Fuck Out!

Bad day, looking for a way,
home, looking for the great escape
Gets in his car and drives away,
far from all the things that we are.
(...)
Hey child, things are looking down
That's okay, you don't need to win anyways.
Don't be afraid, just weat up all the gray
and it will fade all away.
Patrick Watson

C'est donc ici que je l'annonce. Le 15 juin 2011 je pars. Ma séparation, mon idée de vivre seul, de vivre pour moi n'est pas assez. J'ai besoin d'un projet, de projet qui m'appartient à moi seulement. Si vous voulez m'accompagner, que vous soyiez un étranger, mon meilleur ami ou la femme de ma vie, la réponse demeurera la même, non. Je dois partir, aller voir ce que je suis capable d'être quand je suis tout seul et que personne ne me connaît. Peut-être qu'à ce moment là, moi, je réussirai à me connaître.

Au travail, en toute honnêteté, je ris souvent de certaines personnes. Je les appelle les madames et je les adore. Elles sont pleines de bonté, d'ironie et de naiveté. Je blague souvent que si je leur disais que les ordinateurs vont prendre les appels tout seul, elles me croiraient sur-le-champ. Mais je les adore. Elles ont une gentillesse plus profonde que n'importe qui né après 1960. Enfin, aujourd'hui, une de ces charmantes dames m'a demandé ce que j'allais voir là-bas, un peu comme si j'allais passé 6 mois sur un continent à l'autre bout de la planète pour voir UNE chose. J'ai répondu, presque sans y penser: Je m'en vais voir si j'y suis, et en souriant, je me suis dit que c'était vrai, parce que pour l'instant, ici, je ne me trouve plus alors je dois être ailleurs.

Comme dans la chanson de Pat Watson citée plus haut, mon voyage est clairement un échapatoir. Il ne faut pas 8 ans d'études en psychologie pour le voir aller. Mais j'ai l'arrogance de croire que c'est le plus cool échapatoire au monde. Au pire des pires, je reviens de là-bas avec une histoire ou deux, ou 1000.

J'ai vraiment hâte. Maintenant que tout le monde sait que je m'en vais, c'est bizarre quand même. Je n'ai comme plus le droit de créer des liens. Vu que je m'en vais, je ne peut plus être trop fin avec quelqu'un, sinon, c'est bizarre. Même au boulot (J'en parle beaucoup aujourd'hui, ça doit être parce que je travaille 18 jours sur 19) je me trouve déconnecté avec les nouvelles choses mises en place, avec les nouvelles idées, les initiatives ne me rejoignent pas. J'y crois pas, comme si elles n'étaient pas possibles. Bien sur j'imagine que c'est parce que, pour moi, tout ce qui passe ici après le 15 juin n'est plus réel.

Enfin, maintenant que vous savez, ne vous surprenez plus de me voir être bizarre. Quoique depuis le temps, vous êtes habitués.

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